Edito
Editorial du 20 février 2008.
Madame, Monsieur le conseiller général,
D’ici un mois, par leur renouvellement partiel, les conseils généraux de nos départements normands auront changé de composition.
La prochaine échéance électorale importante sera celle des élections régionales de 2010.
Si pour chacun de vos électeurs, vous êtes essentiellement le représentant de votre canton, vous savez mieux que quiconque le poids déterminant de l’assemblée départementale dont vous êtes membre dans la construction de la physionomie de l’avenir de notre région, la Normandie.
Comme nous, mieux que nous, vous savez que le budget de la Seine Maritime est supérieur à celui de la Haute Normandie, que celui du Calvados est supérieur à celui de la Basse Normandie. Qui peut trouver cette situation logique ?
Aujourd’hui, plus encore qu’hier, de nombreuses voix s’élèvent pour demander une redéfinition des rôles de chacune des entités et des strates administratives qui interviennent dans l’aménagements de nos territoires : communes, agglomérations ou communautés de communes, cantons, SCOT, pays, départements, régions. On nous parle d’un "276"distinct de la région Haute Normandie..qui, en effet, peut y retrouver "ses petits" ?
Le Président de la République appelle à un Etat plus rationnalisé où les doublons seraient moindres, La ministre de l’Intérieur et des collectivités locales s’interroge publiquement sur la pertinence du nombre de régions françaises. La commission "Attali" constituée par le Président de la République appelle à la suppression des départements.
Les faits sont là :
- La Bretagne c’est 3 millions d’habitants ; PACA, 4,5 millions ;
Rhône Alpes, 5,6 millions.
- La Wallonie, 3, 4 millions ; le Pays de Galles, 3 millions,
l’Ecosse, 5 millions ; la Catalogne 7 millions, la Bavière 12.
Que pèsent nos deux Normandies totalisant, à elles deux, 3 millions d’habitants ? Pourquoi deux régions totalisant 5 départements quand la Bretagne en a 4, PACA 6, Rhône Alpes 8, l’Ile de France 8 aussi ?
De nombreuses personnalités politiques normandes se sont prononcées soit pour "une seule Normandie" soit, à tout le moins, pour une coopération renforcée entre les deux demi-Normandies.
Vous le savez, on en trouve aussi bien (quoiqu’en proportions très différentes) à l’UMP qu’au Nouveau Centre, au Modem, au PRG, au PS et dans les autres partis.
Le point de vue que prendront nos assemblées départementales quant à l’avenir des régions normandes est crucial.
Les élus peuvent, en effet, se "réfugier" derrière l’idée d’un referendum, voir de deux referendums, voire de cinq…Il n’en reste pas moins qu’en tant qu’élus, justement, leur -votre- position est déterminante.
Il n’y aura pas d’évolution des régions normandes vers une entité aux dimensions plus conformes à la compétitivité interrégionale européenne d’aujourd’hui sans prise de position des assemblées départementales. Pour "une seule Normandie", comme d’ailleurs pour un "méga grand ouest", comme aussi pour un rattachement de la Basse Normandie à la Bretagne et de la Haute Normandie à la Picardie, il faudra que les assemblées départementales se prononcent et acceptent des éléments de dévolutions de compétences.
Une chose est sûre : sauf à promettre à nos enfants de vivre dans des régions atrophiées, sans moyens et sans attractivité, il faudra prendre en main le dépassement des structures actuelles.
Comme conseiller général, y êtes vous prêt et comment ?
C’est la question que comme association préconisant "Une seule Normandie", nous vous posons.
Nous vous invitons à exprimer votre vision de l’avenir de votre département dans votre actuelle région et plus largement dans le cadre global de la Normandie ou dans celui du regroupement régional alternatif qui vous semblerait approprié.
Nous nous engageons à publier votre point de vue sur notre site uneseulenormandie.org et à le communiquer à nos adhérents et sur notre liste de diffusion.
Nous vous remercions à l’avance de votre réponse.
bien à vous,
–
Dominique Losay
Une seule Normandie
contact@u-s-n.org
www.uneseulenormandie.org